L’Institut de la Grande Région et son Président !

Le 12 septembre 2012, le Conseil d’administration de l’IGR a élu son nouveau Président, Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental de Lorraine (CESEL).

En raison des liens historiques qui unissent l’IGR au Grand-Duché de Luxembourg depuis l’installation dès 1981de son prédécesseur, l’IRI, au Château de Munsbach, à l’initiative du Premier Ministre Pierre Werner, et du rôle privilégié qu’exerce depuis l’origine le Luxembourg dans la vie et l’action de l’IGR et la dynamique de la Grande Région, Roger Cayzelle, accompagné du Président sortant, ainsi que de Mathias Schaack, Vice-Président luxembourgeois et Trésorier, a tenu à présenter en priorité à la presse luxembourgeoise, ce lundi 29 octobre, les orientations majeures de son nouveau mandat.

Après un mot d’accueil d’Eric Martin, soulignant l’importance de la Grande Région pour la BGL BNP Paribas et l’honneur pour cette institut bancaire d’accueillir 2 Présidents prestigieux, et un exposé introductif de Mathias Schaack, retraçant l’historique des presque 11 années de Présidence de CF Nothomb, ce dernier a exprimé sa satisfaction de pouvoir confier les rênes de l’IGR à une personnalité comme Roger Cayzelle, dont les compétences et les convictions augurent d’un avenir prometteur pour l’Institut et la cause de la Grande Région.

Le Président Cayzelle, dans son exposé, s’est attaché successivement à préciser ce qu’est l’IGR dans sa spécificité, à présenter les chantiers du moment et à esquisser les questions essentielles auxquelles il entend consacrer à l’avenir son attention et son action. L’IGR constitue, à côté des institutions animant la Grande Région, une plate-forme d’échanges libre et permanente, dont les membres, d’où qu’ils viennent dans la Grande Région et quelle que soit leur opinion politique, ont en commun 3 caractéristiques qui leur permettent d’agir ensemble :
- la liberté d’initiative : le volontariat est la base de l’action de l’IGR ;
- la conviction européenne et transfrontalière, l’idée directrice que l’espace transfrontalier est pertinent pour y construire un progrès économique et social ;
- le volontarisme : la volonté de faire bouger les choses ensemble, par la réflexion, l’expression, l’audition, l’impulsion.

Parmi les chantiers en cours, le plus important du moment, couvrant 2012 et le début 2013, est l’Etude sur la Ruralité en Grande Région, confiée à l’IGR par la Région wallonne de Belgique : la question centrale est celle de la place du monde rural et son intégration dans la construction métropolitaine, qui dans la ligne de l’étude Metroborder constitue la stratégie prioritaire adoptée par le Sommet de la Grande Région.

Autre question importante : la Gouvernance. L’IGR s’attache particulièrement à dégager les conditions spécifiques de gouvernance pour une mise en réseau effective de notre espace transfrontalier, associant tous les acteurs, privés et publics. Enfin, l’IGR a inauguré en 2012 et poursuivra en 2013 l’actualisation de la « Vision d’avenir 2020 pour la Grande Région », que’ Roger Cayzelle présente comme l’ « utopie créatrice » portée en 2003 par une commission politique sous la direction de Jacques Santer. En ce moment, l’IGR prépare un bilan intermédiaire, au travers d’un large questionnaire qui va être prochainement diffusé dans tous les milieux concernés de la Grande Région. L’analyse des résultats et la collecte de propositions novatrices pour la mise à jour de cette « Utopie créatrice » constituera, à côté de l’Etude sur la Ruralité et du cycle de 5 colloques organisézs dans ce cadre entre décembre 2012 et juillet 2013, le second axe prioritaire des travaux de l’IGR en 2013.

Quant aux perspectives d’avenir, Roger Cayzelle précise que l’IGR se consacrera à la réflexion approfondie sur une question essentielle pour la Grande Région : pourquoi observe-t-on ce contraste entre, d’un côté, des flux si importants et croissants entre les hommes et les entreprises et de l’autre côté, l’immobilisme de l’institution elle-même ? Il s’agit de réfléchir en profondeur, sans agressivité ni mise en cause de quiconque, aux entraves qui freinent les progrès nécessaires de l’institution. Dans ce cadre il conviendra d’oser, avec calme et pondération, mais sans tabou, affronter des questions ouvertes, comme celle de la taille de la Grande Région (différence entre territoire légal et territoire effectif) et celle de son système de Gouvernance. Dans le prolongement de ces questions, l’IGR suscitera la mise en œuvre d’un plan de travail concret et visible.

Enfin, l’IGR s’efforcera, dans cette perspective, afin d’élargir son assise et d’enrichir ses sources de réflexion, d’inviter et d’écouter, de recueillir un maximum de témoignages, d’idées, de suggestions. Nous ne sommes pas seuls, conclut Roger Cayzelle., l’ambition de l’IGR est de réunir les forces et de faire dialoguer les idées novatrices, afin que « l’utopie soit créatrice d’un avenir commun ».

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